Particules fines de l'air intérieur : comment les réduire ?

 

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Les particules fines font partie des polluants chimiques de l'air intérieur. Elles détériorent la qualité de l'air d'un logement. Leur présence en intérieur provient essentiellement de l'activité humaine : cuisine, bricolage, produits d'entretien, appareils de chauffage, etc. Plus les molécules sont petites, plus la pollution est nocive, avec des effets sur l'environnement et la santé des occupants. Les enfants, les personnes âgées ou allergiques y sont plus sensibles. Voici nos astuces pour réduire les particules fines de l'air intérieur et assainir votre logement.

Comprendre les sources d'émission des particules fines à l'intérieur d'un bâtiment

En France, les mesures de la pollution montrent que l'air à l'intérieur des bâtiments est cinq à dix fois plus pollué qu'en extérieur. En cause : les particules fines, les composés organiques volatils (COV), comme le formaldéhyde ou le benzène, les allergènes, etc. La recherche a montré que certains de ces produits génèrent des difficultés respiratoires et augmentent les risques de cancer. Parmi les polluants, on trouve les particules fines, qui sont des poussières de très petite taille, à l'état solide. Elles restent en suspension dans l’air et constituent une pollution invisible à l'œil nu.

Particules fines de l'air intérieur : de quoi parle-t-on ?

Il existe différents types de particules fines. Celles-ci sont classées suivant leur taille.

  • Les PM10 sont de l'ordre de 10 μm. En intérieur, elles proviennent des spores de moisissures et des résidus de chauffage, etc. Elles affectent le nez et les voies respiratoires supérieures.

  • Les PM2,5, dont la taille est de 2,5 μm, viennent du tabac, de la cuisson, des bougies, de certaines bactéries, etc. Elles pénètrent plus profondément les voies respiratoires, jusqu'aux alvéoles pulmonaires.

  • Les PM0,1 et PM1 sont ultrafines, de l'ordre de 0,1 μm et 1 μm. Il s'agit des fumées de tabac, molécules issues de combustion, bactéries et virus. Ces polluants passent dans le sang.


Quelles sont les sources d'émission des particules fines de l'air ?

Les particules fines à l'intérieur d'un logement proviennent de sources de pollution internes et de l'air extérieur, qui s'infiltre dans les bâtiments.

Les sources d'émission de particules à l'extérieur des bâtiments

Les PM10 et PM2,5 viennent ainsi le plus souvent de la pollution extérieure. Elles pénètrent dans un bâtiment par la ventilation. Vivre dans un logement près d'une source de pollution augmente son exposition aux polluants et les risques pour sa santé. La probabilité que l'intérieur de l'habitation soit contaminé est plus forte. Les sources de pollution fine à l'extérieur sont : le trafic routier, l'agriculture, l'industrie, etc. Les moteurs diesel et la construction de bâtiments sont par exemple des sources de pollution de type PM10, nocives pour la santé.

Les sources de pollution à l'intérieur

Les particules les plus présentes en intérieur sont ultrafines (de taille PM1 et PM0,1). Elles proviennent : des appareils de chauffage, de cuisson au gaz, des cheminées, de l'usage de bougies, etc. Le mode de chauffage peut en particulier avoir des effets sur la qualité de l'air intérieur, de même que le type de ventilation. Les cheminées à foyer ouvert, les chaudières génèrent des particules fines. Les activités de bricolage génèrent aussi de la poussière : ponçage du bois, particules fines de peinture.,les produits pour traiter le bois. Les PM10 ont tendance à retomber sur le sol. Elles sont alors remises en circulation dans l'air intérieur par le ménage et le passage des occupants, entretenant la pollution.

Pourquoi les particules fines de l'air intérieur sont-elles dangereuses ?

Au même titre que des composés organiques volatils (COV) comme le formaldéhyde et le benzène, les particules fines de l'air ont des effets négatifs sur la santé.

Les effets de ces polluants sur la santé

Les particules fines peuvent provoquer :

  • une irritation des yeux, du nez, de la gorge, toux, maux de tête ;

  • des allergies et de l'asthme ;

  • des problèmes cardiovasculaires, pulmonaires, rénaux avec risque accru de cancer ;

  • une altération des performances cognitives ;

  • des risques pendant la grossesse.

L'exposition des enfants à ces polluants est problématique.


Les valeurs maximales autorisées d'après la recherche

Les PM1 et PM0,1, plus nombreuses et ultrafines, sont les plus nocives. Si les plus grosses particules sont stoppées au niveau du nez, les plus petites pénètrent dans le sang. Une interaction entre particules et allergènes peut également survenir. Dans ce cas, elle peut amplifier la réaction allergique, augmentant les risques sanitaires.

L'OMS a mesuré les valeurs maximales d'exposition à chaque type de polluants.

  • Les valeurs maximales de concentration aux PM10 et PM2,5 pour une exposition chronique sont de 20 et 10 μg/m³.

  • Pour une exposition aiguë aux polluants, les valeurs autorisées sont de 50 et 25 μg/m³ sur 24 heures.


Comment réduire les particules fines présentes dans la maison ?

Que ce soit au sein d'établissements professionnels pour un travail ou de bâtiments privés d'habitation, nous passons la majorité de notre temps en intérieur. La surveillance et l'amélioration de la qualité de l'air intérieur représentent donc un enjeu sanitaire important. Elles participent à la préservation de notre environnement quotidien.

Limiter la pollution des particules fines qui viennent de l'extérieur

La qualité de l'air intérieur dépend de la qualité de l'air extérieur. Les grilles de ventilation sont indispensables, qu'il s'agisse d'un bâtiment d'habitation ou d'un lieu de travail. Cependant, elles n'amènent pas toujours de l'air sain. Dans tous les cas, il faut veiller à l'entretien du système de ventilation. Il est aussi nécessaire d'aérer régulièrement, de préférence à des heures où le niveau de pollution est plus faible. Lorsqu'un logement est situé près d'une voie rapide, on évite d'aérer aux heures de pointe. Les polluants sont alors plus présents dans notre environnement.

Limiter la production de particules fines à l'intérieur d'une habitation

Pour préserver sa santé et réduire les risques sanitaires, mieux vaut adopter de bonnes habitudes :

  • avoir une hotte et nettoyer régulièrement son filtre ;

  • éviter de fumer à l'intérieur ;

  • privilégier les matériaux de construction non polluants ;

  • bien choisir ses produits d'entretien et de nettoyage.

Les appareils de chauffage performants réduisent l'émission de polluants, grâce à des filtres et une meilleure qualité de combustion. Le bricolage est une autre source de pollution. Un travail de ponçage du bois génère par exemple des poussières de bois inhalables nocives pour la santé.


Optimiser l'aération et la ventilation

Pour améliorer la qualité de l'air et prendre soin de son environnement, il faut penser à ouvrir les fenêtres tous les jours. Idéalement, la ventilation dure minimum 10 minutes, deux fois par jour. Lorsqu'on réalise des travaux de construction chez soi, on ouvre ses fenêtres.

Une surveillance est nécessaire pour vérifier que les grilles d'aération de la ventilation ne sont pas obstruées. Il faut aussi entretenir correctement les appareils de combustion, qu'il s'agisse du système de chauffage, des cheminées, etc.

La ventilation des pièces humides est primordiale. Elle évite le développement des moisissures avec un risque de pollution fine. Si une isolation renforcée évite les déperditions d'énergie, elle gêne également le renouvellement de l'air dans un bâtiment.